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  • Fawzia Zouari et les autres

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    Cet avant-propos s’adresse à tous ceux qui n’aiment pas certaines des commémorations que devrait proposer la Nation
    Depuis le jour du massacre de la rédaction de Charlie hebdo, la barbarie islamiste a précipité dans le rouge sang le seuil de saturation des Français
    L'emploi du terme « islamophobie » est une arme qui vise très directement la liberté d'expression et la réintroduction de la condamnation du blasphème, à défaut d'avoir réussi à en faire un délit
    Rappel : le blasphème est la quête de nouveau - CRAB

    Extraits d'interviews premiers qui auraient dû marquer ou faire l’essentiel de l’actualité
    Il est interdit de mélanger islam et islamiste. Mais il est fortement recommandé de confondre populaire et populiste.
    « Dès qu'aujourd'hui, on veut lier le présent avec le passé, on est réactionnaire. Donc on est réac, donc on est facho, donc on est vichyste, donc on est pétainiste, et donc c'est Adolf Hitler…», ironise Michel Onfray

    Fawzia Zouari était l'invitée d'Anne Sinclair

    " Nous voulons rentrer dans le champ de la parole ". " Vous avez d'un côté, un discours français, un peu paternaliste, et une gauche qui se fait passer pour nos avocats d'office et qui veut parler à notre place et qui dit que tout va bien dans notre monde ", dénonce la romancière au sujet de la controverse soulevée par l'analyse de Kamel Daoud dans sa tribune " Cologne, lieu de fantasmes ". " Nous voudrions parler, pour dire ce qui ne va pas chez nous, pour dire qu'on ne se complaît plus dans la position et dans la posture de la victime, nous voulons rentrer dans le champ de la parole et dire ce qui ne va pas chez nous ", développe Fawzia Zouari qui incite, au nom des musulmans, des femmes musulmanes, " à un autre discours, à changer de posture ".
    Or, estime-t-elle, cette parole n'est pas acceptée et trop vite taxée " d'islamophobe " . Mais " nous parlons de l'intérieur du monde musulman ", insiste-t-elle. " Nous avons des tares, nous avons une situation des femmes déplorable dans certains pays, et nous voulons le dire ", s'agace-t-elle.

    " Un rapport pathologique " à la sexualité. Fawzia Zouari partage cette idée qui a fait tant couler d'encre, avancée par Kamel Daoud dans son texte. Le journaliste y parle de " la misère sexuelle du monde arabo-musulman " et du rapport " malade à la femme, au corps et au désir ". Jeune, Fawzia Zouari n'a d'ailleurs jamais vu ni le corps ni les cheveux de sa mère. " Je suis dans une société, où le tabou est de voir le corps de la femme nue ". Dans sa famille, elle serrait la main à ses sœurs : " chez nous, on ne s’embrassait pas. Le baiser est quelque chose d'impudique. La bouche ne sert qu'à manger ", se souvient-elle. " Nous traînons en nous, en nos corps, dans nos mentalités, un rapport à la sexualité qui est difficile, voire pathologique ", juge Fawzia Zouari qui appelle à " se mettre dans la peau des femmes du monde musulman ". Fin des extraits

    Notes : Qui transmet la phallocratie ou les patriarcats sacralisés par l’islam aux enfantsserait-ce exclusivement le fait des pères ?
    Citation : La vie de Fawzia Zouari bascule le jour où elle voit ses grandes sœurs terrorisées quand leur mère décrète qu’elles n’iront pas au collège. Elles resteront à la maison en attendant qu’on leur trouve un mari

    Elle raconte la scène dans une réponse à Diam’s, l’ancienne rappeuse qui plaide, avec désinvolture, pour le port du voile, et revendique une vie épanouie entre quatre murs : «Mon oncle a forcé la porte derrière laquelle mes trois sœurs s’étaient retranchées. Il les a trouvées recroquevillées, vêtues de leur tablier d’écolière, serrant leur cartable sur le cœur. Elles suppliaient au nom de tous les saints et pour l’amour du Prophète. Je revois mon oncle vider les cartables et jeter, un à un, les crayons, les buvards, les encriers, les gommes, les règles en bois. Jusqu’à leurs livres de classe, dont nous aimions toutes parcourir les images.» Quelques années plus tard, quand l’heure de Fawzia sonne, son père, Brahim, tranche : « Elle ira au lycée.» Fin de citations


    La ressemblance de genre
    Citation : A Tunis, Fawzia Zouari s’autorise une remarque désagréable quand elle tombe sur une femme voilée. A Paris, elle s’agace quand elle en croise une dans le métro. Fin de citation

    Rappel : Le voile n’est pas un signe ostensible religieux, mais le pire des signes de l’infériorisation des femmes – il est légitime, démocratique, au nom de la ressemblance de genre, d’exiger de la République de faire respecter par l’interdiction du voile dans l’espace public l’égalité femmes-hommes -

    Plus de 63 % de nos compatriotes, pour une large part d’entre-eux inspirés par la spiritualité athée, sont sans religion et sans autres préoccupations que la recherche permanente de l’éthique dans tous les domaines d’activités de la société - CRAB

    Suites : Edwy Plenel - un cas de genre
    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/11/edwy-plenel-un-cas-de-genre.html